Où placer un héritage ? La réponse dépend du montant reçu, de vos projets en tant qu’héritier et de votre tolérance au risque. Tour d’horizon des solutions disponibles, des erreurs à éviter et des critères qui permettent de choisir.
- Que faire juste après avoir reçu un héritage ?
- Comment choisir le bon placement pour un héritage selon son horizon d’investissement ?
- Où placer un héritage selon son montant ?
- Les erreurs à éviter avec un héritage
- Où placer un héritage : les placements à privilégier
- Les SCPI : une option à considérer pour placer un héritage
Que faire juste après avoir reçu un héritage ?
Découvrez les réflexes à adopter après avoir reçu une somme d’argent en héritage.
Éviter de décider sous le coup de l’émotion
Un héritage arrive rarement dans un contexte serein. Le deuil, les démarches administratives et les discussions familiales créent une pression qui pousse parfois à agir vite, alors que la précipitation mène souvent à de mauvais choix financiers.
Investir dans l’urgence expose à plusieurs risques :
- Mal évaluer votre propre situation fiscale ;
- Choisir un placement inadapté à votre durée réelle d’investissement ;
- Concentrer tout l’argent sur un seul produit.
Les supports d’investissement ne disparaissent pas d’un mois à l’autre. Prendre quelques semaines pour réfléchir ne coûte rien, à condition de mettre l’argent en sécurité dans l’intervalle.
Sécuriser l’argent en attendant
Pour un héritier qui n’a pas encore arrêté sa stratégie de placement, il convient de placer temporairement le capital sur un produit disponible à tout moment et sans risque de perte. Les livrets réglementés comme le livret A et le LDDS remplissent bien ce rôle pour des montants inférieurs aux plafonds légaux.
Au-delà, un compte sur livret ou les fonds euros de l’assurance vie peuvent accueillir le surplus le temps de prendre une décision réfléchie.
L’objectif à ce stade ne concerne pas le rendement. Il s’agit de préserver le capital, de pouvoir y accéder à tout moment et de vous donner le temps d’examiner votre situation globale avant de choisir.
Ce temps de réflexion est aussi l’occasion de faire le point sur votre situation personnelle avant d’investir :
- Horizon d’investissement ;
- Projets à court et long terme ;
- Patrimoine déjà constitué ;
- Revenus et charges ;
- Niveau de tolérance au risque.
Ces éléments conditionnent directement le choix des placements les plus adaptés.
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Comment choisir le bon placement pour un héritage selon son horizon d’investissement ?
L’horizon d’investissement change profondément le choix du placement. Il s’agit souvent du premier critère à clarifier.
Placer un héritage à court terme
Pour une durée inférieure à trois ans, la priorité va à la stabilité et à la disponibilité. Les placements adaptés à cette situation comprennent :
- Les livrets réglementés, disponibles à tout moment et sans risque de perte en capital ;
- Les fonds euros de l’assurance vie, qui protègent le capital avec un rendement légèrement supérieur au livret A de manière générale ;
- Les comptes sur livret, au sein desquels le capital est garanti et reste disponible ;
- Les comptes à terme, utiles surtout si vous connaissez la date à laquelle vous aurez besoin des fonds.
Cette situation concerne l’héritier qui, par exemple, prévoit un achat immobilier, des travaux importants ou un changement de vie à court terme. Pouvoir récupérer l’argent au bon moment prime généralement sur la recherche de rendement dans cette situation.
Placer un héritage à moyen terme
Entre trois et huit ans, l’assurance vie occupe une place centrale. Elle permet de combiner une partie sécurisée (fonds euros à capital garanti) et une partie plus dynamique (unités de compte investies sur les marchés financiers ou immobiliers), avec une grande souplesse de gestion.
L’assurance vie présente aussi un avantage fiscal à anticiper. Il est conseillé de prendre date le plus tôt possible, c’est-à-dire d’ouvrir le contrat rapidement, même avec un petit versement initial, car c’est la date d’ouverture qui détermine à partir de quand la fiscalité devient favorable.
Attention, il reste primordial de bien choisir son contrat d’assurance vie. Les éléments principaux à observer sont notamment les frais et les supports d’investissement disponibles.
Après huit ans de détention, les gains retirés bénéficient d’un abattement fiscal annuel. Mieux vaut donc ouvrir le contrat tôt, quitte à l’alimenter progressivement.
L’investissement en actions ou en obligations peut également s’envisager sur cet horizon de temps. Le PEA, qui permet d’investir en actions, présente notamment une fiscalité attractive après cinq ans de détention.
Placer un héritage à long terme
Au-delà de huit à dix ans, il devient possible d’accepter davantage de variations pour viser une meilleure performance sur la durée. Les placements pertinents à cet horizon incluent :
- Le PEA, pour investir en actions européennes avec une fiscalité allégée après cinq ans ;
- Le compte-titres ordinaire, plus ouvert sur l’ensemble des marchés mondiaux ;
- Les ETF (fonds indiciels cotés), pour diversifier facilement à moindre coût ;
- Les SCPI, pour s’exposer à l’immobilier locatif sans soucis de gestion ;
- Le PER (plan épargne retraite), particulièrement adapté à un héritier qui souhaite préparer sa retraite, avec un avantage fiscal à l’entrée sur les versements ;
- L’assurance vie, qui reste pertinente sur le long terme grâce à sa flexibilité et ses atouts en termes de transmission ;
- Le Private Equity, réservé aux investisseurs expérimentés disposant d’un patrimoine déjà bien développé.
Un horizon long ne garantit pas la performance, mais il permet généralement d’absorber plus facilement les périodes de baisse et de rester investi sans être contraint de vendre au mauvais moment.
Où placer un héritage selon son montant ?
Le montant de l’héritage reçu conditionne directement le niveau de diversification accessible et la complexité de la stratégie à mettre en place.
Où placer un héritage de 10 000 à 50 000 €
À ce niveau, la priorité va souvent à la constitution d’une réserve disponible, puis à la mise en place d’une stratégie simple pour un héritier qui débute en investissement.
Une répartition cohérente pour un investisseur débutant pourrait ressembler à ceci :
- Une partie sur des livrets réglementés pour l’épargne de précaution ;
- Une assurance vie, avec une répartition entre fonds euros et unités de compte variable selon le profil de risque ;
- Une exposition aux actions si l’horizon d’investissement est long ;
- Éventuellement quelques parts de SCPI, dont le montant minimum d’investissement accessible permet de s’y exposer même avec un capital modeste.
L’enjeu principal, pour quelqu’un dont l’argent de l’héritage permet de commencer à développer son patrimoine, consiste à poser les bases d’une stratégie claire plutôt que de chercher le meilleur rendement immédiat.
Pour celui qui dispose déjà d’un patrimoine structuré, ce capital peut en revanche venir compléter une allocation existante.
Où placer un héritage de 50 000 à 200 000 €
Avec un héritage de l’ordre de 50 000 à 200 000 €, la diversification devient réellement possible. Le capital permet de combiner plusieurs objectifs : sécuriser une partie si nécessaire, viser des revenus réguliers et faire croître le reste sur le long terme.
Une répartition équilibrée peut intégrer :
- Une assurance vie pour la souplesse et la transmission ;
- Un PEA ou un compte-titres pour la performance long terme en actions ;
- Des parts de SCPI en quantité plus significative, avec la possibilité de diversifier entre plusieurs SCPI aux orientations différentes ;
- Un PER si l’héritier est dans une tranche d’imposition élevée et souhaite préparer sa retraite tout en réduisant sa fiscalité immédiate ;
- Éventuellement un investissement immobilier locatif en direct, si l’apport disponible permet d’obtenir un crédit dans de bonnes conditions.
La répartition entre ces placements dépend du profil de risque, de l’horizon de placement et des projets de chacun.
Où placer un héritage supérieur à 200 000 €
Au-delà de 200 000 €, la réflexion doit porter sur une répartition globale du patrimoine plutôt que sur le choix d’un placement unique.
Plusieurs questions entrent en jeu simultanément :
- La diversification entre différents types d’actifs ;
- Le niveau de risque global accepté ;
- Le rendement cible ;
- La fiscalité sur les revenus générés ;
- La protection contre l’inflation ;
- L’articulation entre les différents placements ;
- La transmission future du capital.
Ce niveau de capital ouvre également l’accès à d’autres placements comme l’assurance vie luxembourgeoise, dont le ticket d’entrée se situe généralement autour de 250 000 €. Elle affiche une protection renforcée du capital, une grande liberté dans le choix des supports et un cadre fiscal souple selon le pays de résidence de l’investisseur.
L’argent d’une succession peut aussi augmenter votre capacité d’emprunt, grâce notamment au nantissement via un crédit lombard par exemple, réservé aux investisseurs fortunés.
Avec un héritage supérieur à 200 000 €, consulter un conseiller en gestion de patrimoine indépendant s’avère plus que jamais indispensable.
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Les erreurs à éviter avec un héritage
Certaines erreurs reviennent régulièrement lorsqu’on cherche à placer un héritage. Les identifier permet souvent d’éviter des décisions coûteuses.
Tout investir sur un seul placement
Lorsqu’on reçoit un héritage, la tentation peut être forte de tout placer sur un seul produit, celui qui semble le plus rentable ou le plus rassurant au moment de la décision. C’est pourtant l’une des erreurs les plus fréquentes.
Qu’il s’agisse de tout mettre sur une SCPI, de tout investir dans un bien immobilier ou de tout laisser sur un livret, aucun placement n’est à l’abri d’une période difficile. Et sans diversification, c’est l’ensemble du capital hérité qui en subit les conséquences.
Un capital réparti entre plusieurs placements et plusieurs types d’actifs résiste mieux aux imprévus : baisse d’un marché, besoin soudain de liquidités ou évolution de la situation personnelle.
Négliger les contraintes et la fiscalité
Il est indispensable de bien cerner les contraintes des différents placements pour pouvoir choisir le(s) bon(s) :
- Niveau de risque ;
- Frais ;
- Horizon de placement recommandé ;
- Liquidité.
Ensuite, lorsqu’on cherche où placer un héritage, on compare souvent les rendements affichés sans tenir compte du rendement net réel après impôts. Selon le placement choisi et la situation fiscale de l’investisseur, l’écart peut se révéler important.
Voici quelques points à surveiller selon les placements :
- Les revenus de SCPI françaises détenues en direct, soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, ce qui peut représenter une ponction significative pour les contribuables fortement imposés ;
- Le prélèvement forfaitaire unique (31,4 %), applicable aux dividendes et plus-values sur compte-titres ordinaire, mais aussi sur d’autres produits d’épargne comme les intérêts de comptes à terme ;
- La fiscalité des retraits en assurance vie, favorable après huit ans mais moins avant ;
- L’imposition des loyers en cas d’immobilier locatif direct.
Céder à l’impulsion du moment
Un héritage arrive souvent dans un contexte émotionnel fort, ce qui peut conduire à des décisions prises sous l’impulsion du moment :
- Vouloir honorer la mémoire du défunt en investissant dans quelque chose de symbolique ;
- Ou au contraire agir vite pour ne plus avoir à y penser ;
- Céder à la pression d’un proche qui conseille un « bon plan ».
Ces décisions-là répondent rarement à une logique patrimoniale solide. Une décision de placement cohérente repose toujours sur un objectif clair, une durée cohérente et un niveau de risque assumé. En l’absence de l’un de ces éléments, il vaut mieux différer sa décision plutôt que d’agir dans le flou.
Où placer un héritage : les placements à privilégier
Chaque placement répond à un rôle précis dans une stratégie patrimoniale globale. Voici les principales options à connaître pour placer l’argent d’un héritage.
Livrets et épargne de précaution
Les livrets réglementés constituent une réserve disponible à tout moment, sans impôt sur les intérêts ni frais. Les trois principaux sont :
- Le livret A, plafonné à 22 950 € ;
- Le LDDS (livret de développement durable et solidaire), plafonné à 12 000 € ;
- Le LEP (livret d’épargne populaire), plafonné à 10 000 € et réservé aux foyers dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond.
Il est recommandé de ne pas y placer plus que l’équivalent de trois à six mois de dépenses courantes.
Du fait de leur plafonnement et de leur rendement modeste, les livrets réglementés ne constituent pas une solution adaptée pour placer un héritage important, ni pour un héritier qui dispose déjà d’une épargne de précaution suffisante.
Dans ces deux cas, le capital restant mérite d’être orienté vers des placements mieux adaptés à la durée d’investissement souhaitée et visant un meilleur rendement potentiel.
Assurance vie
L’assurance vie figure souvent parmi les premiers placements à ouvrir ou alimenter après un héritage, pour plusieurs raisons :
- Une grande souplesse de fonctionnement (versements libres, retraits possibles à tout moment) ;
- La possibilité de répartir entre fonds euros (sécurisés) et unités de compte (plus dynamiques) selon son niveau de risque accepté ;
- Une fiscalité favorable après huit ans de détention ;
- Une transmission simplifiée grâce à la clause bénéficiaire, qui permet de désigner librement les personnes qui recevront le capital au décès.
L’assurance vie convient aussi bien à un investisseur prudent, qui placera l’essentiel en fonds euros, qu’à un investisseur plus dynamique, qui se tournera davantage vers les unités de compte.
Ces dernières offrent un large choix de supports : actions, obligations, ETF, SCPI ou encore fonds diversifiés. Cela permet d’adapter la répartition à son profil et à ses objectifs.
PEA et actions
Le plan d’épargne en actions (PEA) permet d’investir en actions d’entreprises européennes avec une fiscalité allégée. Les gains réalisés à l’intérieur du plan ne sont pas imposés tant qu’on ne retire pas l’argent.
Après cinq ans, les retraits deviennent exonérés d’impôt sur le revenu. À noter que les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus.
Ce placement convient aux héritiers qui acceptent que la valeur de leur capital puisse varier, et qui souhaitent faire croître leur argent sur le moyen ou long terme.
Le PEA est cependant plafonné à 150 000 € de versements et limité aux valeurs européennes. Pour un héritage plus important, ou pour accéder à des marchés comme les actions américaines ou asiatiques, le compte-titres ordinaire (CTO) s’avère plus adapté. Sa fiscalité est moins avantageuse, mais il n’impose aucune limite de versement ni de restriction géographique.
Les ETF, qui reproduisent la performance d’un indice boursier, permettent d’accéder plus facilement aux marchés boursiers avec des frais réduits. Ils sont accessibles dans un PEA, un compte-titres, une assurance vie ou encore un PER.
SCPI
Les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) permettent d’investir dans l’immobilier d’entreprise locatif sans acheter ni gérer un bien directement. L’investisseur achète des parts de la SCPI et perçoit des revenus potentiels au prorata du nombre de parts détenues.
Leur ticket d’entrée accessible et leur fonctionnement délégué en font une option à considérer pour un héritier souhaitant s’exposer à l’immobilier de rendement.
Ce placement fait l’objet d’une section dédiée plus bas dans cet article.
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Immobilier locatif en direct
L’argent reçu d’un héritage peut servir à constituer l’apport personnel nécessaire à un achat immobilier locatif. Cet apport permet ensuite d’emprunter pour financer le reste du bien.
Recourir au crédit peut améliorer le rendement global de l’opération, à condition que le taux d’emprunt reste inférieur au rendement locatif net.
Les contraintes restent réelles :
- Bien choisir la localisation pour limiter le risque de vacance locative ;
- Anticiper les travaux d’entretien ou de rénovation ;
- Consacrer du temps à la gestion du bien, ou accepter les frais d’une délégation à une agence ;
- Tenir compte de la fiscalité sur les loyers perçus, qui pèse sur le rendement net.
Ce type d’investissement convient aux héritiers prêts à s’impliquer sur le long terme.
Private Equity
Le Private Equity, ou capital-investissement, consiste à placer de l’argent dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse, souvent en phase de développement.
Ce type de placement convient aux investisseurs expérimentés, disposant déjà d’un patrimoine diversifié et prêts à immobiliser leur capital pendant huit à dix ans.
Dans une stratégie de placement d’héritage, le Private Equity peut compléter une allocation déjà bien construite, mais ne convient pas comme point de départ. Il n’est pas adapté à quelqu’un qui découvre l’investissement ni à un héritier susceptible d’avoir besoin des fonds à court ou moyen terme. Il existe un risque important de perte en capital.
Les SCPI : une option à considérer pour placer un héritage
Parmi les placements potentiellement adaptés pour placer l’argent d’un héritage, il y a les SCPI, qui permettent d’accéder à l’immobilier locatif sans les contraintes d’un achat en direct.
Des revenus potentiels sans contraintes de gestion
Pour un héritier qui souhaite investir dans l’immobilier sans en assumer les contraintes au quotidien, les SCPI offrent une alternative concrète à l’achat d’un bien en direct.
La société de gestion sélectionne les biens, s’occupe des locataires, organise les travaux et distribue les revenus. L’investisseur perçoit des revenus potentiels réguliers sans supporter la gestion locative.
Cela convient particulièrement aux héritiers qui ne disposent pas du temps nécessaire pour gérer un ou plusieurs biens en location, ou qui souhaitent simplement déléguer entièrement cette gestion.
Parmi les atouts concrets des SCPI pour placer un héritage :
- Un ticket d’entrée accessible (quelques centaines à quelques milliers d’euros selon la SCPI) ;
- Une répartition du risque sur de nombreux biens et locataires ;
- Des revenus potentiels réguliers, versés chaque mois ou chaque trimestre, avec un rendement supérieur à 6 % par an pour les meilleurs véhicules ;
- Une diversification possible selon les zones géographiques et les types d’actifs visés (bureaux, commerces, santé, logistique… en France, en Europe ou au-delà).
Quelle place donner aux SCPI dans son patrimoine
Pour un héritier qui dispose d’un patrimoine peu diversifié, concentrer l’essentiel de l’héritage sur les SCPI l’exposerait trop fortement à un seul type d’actif. Pour celui qui dispose déjà d’une épargne bien répartie, une part plus importante en SCPI peut en revanche se justifier.
Dans tous les cas, les SCPI fonctionnent mieux comme une composante immobilière dans une allocation plus large, aux côtés d’une assurance vie ou d’un PEA par exemple.
En outre, il est souvent judicieux de combiner plusieurs sociétés civiles de placement immobilier aux stratégies différentes. Certaines SCPI investissent dans un seul secteur ou une seule zone géographique, d’autres adoptent une approche diversifiée couvrant plusieurs types d’actifs et plusieurs pays.
Répartir l’argent reçu d’un héritage sur plusieurs SCPI aux orientations différentes peut renforcer cette diversification.
Les limites des SCPI à connaître
Avant d’investir une partie d’un héritage en SCPI, quelques points de vigilance s’imposent :
- Risque de perte en capital
- Le capital investi en SCPI n’est pas garanti. Le prix des parts peut varier dans le temps, en fonction de l’évolution des marchés et des choix de gestion notamment.
- Rendement non garanti
- Le rendement des SCPI peut évoluer d’une année à l’autre. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
- La disponibilité des fonds
- Contrairement à un fonds coté en Bourse, revendre ses parts peut prendre plusieurs semaines à plusieurs mois selon les conditions du marché. La liquidité des SCPI n’est pas garantie.
- La fiscalité
- La fiscalité des revenus de SCPI peut représenter une charge importante selon la situation de l’investisseur et le mode de détention.
- Pour les SCPI françaises en direct, les revenus sont imposés comme des revenus fonciers, c’est-à-dire au barème progressif de l’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux.
- Les revenus issus de biens étrangers détenus par les SCPI européennes bénéficient d’une fiscalité plus douce grâce aux conventions fiscales entre pays et à la suppression des prélèvements sociaux.
- En achetant des parts de SCPI via l’assurance vie, c’est la fiscalité avantageuse de cette dernière qui s’applique.
- Dans tous les cas, il convient d’analyser votre propre situation avant d’investir, car le rendement net perçu peut différer sensiblement du rendement brut affiché.
- La durée
- Une durée d’investissement d’au moins huit à dix ans est recommandée par les experts. Même si les fonds ne sont en principe pas bloqués, il ne faut pas investir en SCPI une somme dont vous pourriez avoir besoin à court terme.
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