L’ASPIM vient de publier les résultats de l’analyse du patrimoine locatif détenu par des SCPI dans 4 grandes régions françaises. Les détails dans cette page. L’ASPIM (Association Française des Sociétés de Placement Immobilier) a mené une étude sur le patrimoine des SCPI en région. Elle concerne notamment les 4 grands territoires régionaux de l’hexagone : le Pays de la Loire, les Hauts-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

L’ASPIM existe depuis 1975. Il s’agit d’une association à but non lucratif regroupant les principaux acteurs du métier de la gestion des fonds immobiliers non cotés (SCPI, OPCI, etc.). Elle a pour mission de sensibiliser les épargnants sur l’impact économique des fonds non cotés en France. C’est pourquoi l’ASPIM a lancé en 2019 des rencontres directes avec les responsables (politiques et patronaux) et la presse locale.
L’ASPIM a retenu les 4 principaux territoires régionaux de l’hexagone : la Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Pays de la Loire, l’Auvergne-Rhône-Alpes et les Hauts-de-France. Les paramètres pris en compte par l’ASPIM sont les suivants :

  • Le nombre de SCPI et de Société de Gestion par région
  • La valeur comptable moyenne SCPI
  • La surface (en m²) occupée par les bureaux détenus par les SCPI pour 1 000 salariés
  • La surface totale (en m²) occupée par les SCPI pour 1 000 habitants

L’étude menée par l’ASPIM a permis de prendre conscience de différents facteurs déterminants de la répartition géographique des actifs détenus par les SCPI en régions.

Les chiffres-clés des 4 régions étudiées par l’ASPIM
 

Les Pays de la Loire d’une superficie de 32 082 km² abritent des actifs de 59 SCPI différentes gérés par 22 Sociétés de Gestion. D’après les dernières statistiques (2020), cette région compte 3 801 797 habitants (en hausse de + 4,66 % depuis 2012).
En ce qui concerne la valeur comptable des actifs implantées aux Pays de la Loire, elle s’établit à 2 833 €/m². Les bureaux qui s’y trouvent sont répartis en moyenne sur une surface de 106 m² pour 1 000 salariés. La surface totale occupée pour 1 000 habitants ressort à 131 m².

La région des Hauts-de-France représente une superficie de 31 813 km². Le nombre de sa population en 2020 s’élève à 5 962 662 (en baisse de -0,17 % depuis 2012). 72 SCPI y ont investi pour 23 Sociétés de Gestion. La valeur comptable moyenne des SCPI qui s’y trouvent s’établit à 3 163 €/m². Les bureaux sont les plus représentés et occupent une surface de 85 m² pour 1 000 salariés, contre 121 m² pour 1 000 habitants.

88 SCPI différentes ainsi que 24 Sociétés de Gestion ont été recensés dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, étendue sur une superficie de 69 711 km². 8 032 377 habitants y vivent (en hausse de +4,38 % depuis 2012). En moyenne, la valeur comptable de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’établit à 3 091 €/m². Concernant la surface attribuée aux bureaux de SCPI, elle est de 165 m² pour 1 000 salariés, contre 204 m² pour 1 000 habitants.

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur accueille au total 92 SCPI et 25 Sociétés de Gestion. Elle représente une superficie de 31 400 km², et compte 5 055 651 habitants (en hausse de +2,43 % depuis 2012). La valeur comptable moyenne de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est estimée à 4 645 €/m². La surface occupée par les bureaux des SCPI est de 1 000 salariés s’établit à 117 m², contre 157 m² pour 1 000 habitants.

L’étude réalisée par l’ASPIM montre visiblement que la région Auvergne-Rhône-Alpes séduit le plus les investisseurs. Plus concrètement, elle représente 40 % des surfaces locatives sur les 4 principaux territoires régionaux étudiés. La région PACA, quant à elle, compte 92 SCPI, malgré une superficie réduite par rapport à celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Les SCPI positionnées sur l’immobilier tertiaire en régions contribuent au développement de l’offre immobilière ainsi qu’à la création d’emplois. C’est le constat de l’étude de l’ASPIM. Selon les données récoltées et étudiées, les actifs immobiliers détenus par les SCPI dans ces 4 principaux territoires régionaux ont hébergés environ 138 000 emplois en 2019.
Les SCPI contribuent à renforcer le dynamisme des territoires régionaux. Plus de 2/3 des acquisitions immobilières réalisées par les SCPI concernent des bureaux. 81 % des 138 000 emplois hébergés ont été générés par ces fonds immobiliers. En ce qui concerne les actifs commerciaux, ils ont accueilli 15 482 emplois. Seulement 3 % de ces emplois ont été générés par d’autres types d’actifs immobiliers (logistique et établissement de santé), contre 1 % pour les métiers de l’hôtellerie.

Les SCPI, étudiées par l’ASPIM, s’implantent principalement dans les 9 grandes métropoles régionales du pays. Les plus connues sont Lille, Lyon et Marseille-Aix. Elles accueillent 73 % des immeubles détenus et exploités par les SCPI. Bien entendu, les bureaux représentent une part majoritaire de leur portefeuille d’actifs (89 %).
En ce qui concerne les établissements de santé, 57 % d’entre eux se trouvent dans les métropoles régionales.
Voici les chiffres-clés des surfaces locatives implantées dans les grandes métropoles régionales, selon l’étude menée par l’ASPIM :

  • 29 % à Lyon
  • 27 % hors Métropole
  • 13 % Lille
  • 11 % Marseille-Aix
  • 10 % Nantes
  • 3 % Grenoble
  • 3 % Nice
  • 2 % Clermont-Ferrand
  • 1 % Toulon
  • 1 % Saint-Etienne

Les actifs qui ne sont pas investis au sein des grandes métropoles sont principalement des commerces et des actifs hôteliers. En effet, 55 % des actifs de commerces sont implantés hors des grandes métropoles régionales. Les hôtels représentent quand à eux 84 % des surfaces occupées en dehors des métropoles régionales.

Benoit Yerle
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Benoît Yerle, diplômé en Ingénierie Economique et Financière de l'Université Paris Dauphine et conseiller en gestion de patrimoine depuis 2013. Expert en SCPI, produits financiers et produits exotiques.

CIF : E009507 Orias : 20009087