Contre le risque de volatilité des marchés financiers, il est conseillé de diversifier ses investissements en allouant une partie de son épargne dans les actifs non cotés dont les SCPI. Explications.

Le non coté à la cote. En période de forte volatilité sur les marchés financiers, les épargnants sont à la recherche de stabilité en diversifiant leurs investissements dans des actifs offrant un couple rendement/risque optimal. Dès lors, les SCPI s’affichent comme une solution de diversification.
Pour quelles raisons ? Les SCPI sont majoritairement investies dans l’immobilier professionnel et résidentiel locatif sélectionné par des experts du secteur. Ainsi, les épargnants bénéficient des meilleures opportunités d’investissement dans l’immobilier sans se soucier de la gérance des biens.

Pour les particuliers, l’accès aux immeubles d’activité en direct n’est pas une chose aisée. Ce secteur reste souvent réservé aux investisseurs institutionnels du fait des coûts d’acquisition élevés et d’une réglementation plus compliquée que pour le résidentiel.
Ainsi, les particuliers qui souhaitent se créer un patrimoine immobilier locatif investissent en général dans le résidentiel qui leur est plus accessible.
Les SCPI (sociétés civiles en placement immobilier) permettent d’être propriétaire d’immeubles aux côtés d’une multitude d’investisseurs. L’argent collecté sert à acquérir des immeubles dans différents secteurs d’activité et dans plusieurs zones géographiques pour réduire les risques par la mutualisation.
La pierre papier donne accès à une grande variété d’immeubles d’activité. Parmi ceux ci, on peut citer les immeubles :

  • de bureaux
  • de commerce
  • de logistique
  • de la santé
  • des résidences pour séniors (EHPAD)
  • touristiques (hôtel)

En acquérant des parts d’une SCPI, l’investisseur possède un quote part de la SCPI donc des immeubles constituant le fonds. Il percevra des revenus au prorata de sa participation dans le fonds. Par ailleurs, la diversité des locataires permet de réduire le risque de vacance contrairement à un investissement locatif en direct.
Le propriétaire doit alors se charger de la gestion et de trouver un locataire avec un dossier suffisamment solide pour recouvrer les loyers. De même, en cas départ du locataire, l’investisseur ne perçoit plus de revenu issu de son investissement. Une situation délicate, si les loyers servent à rembourser les mensualités d’un emprunt.

Contrairement à d’autres placements tels que les fonds euros ou le traditionnel et populaire Livret A, les SCPI ne garantissent pas le capital. Ce qui signifie que l’investisseur peut perdre tout ou partie de son investissement.
Toutefois, l’immobilier est un placement considéré comme sûr avec une faible volatilité. A l’inverse d’un investissement en actions sur les marchés financiers. Pour preuve, en 2020, les marchés financiers ont connu une chute vertigineuse des cotations boursière lors du choc de la crise sanitaire. Depuis, les principaux indices boursiers flirtent avec leur plus haut historique. Une volatilité extrême.
Quant aux SCPI, malgré des craintes en début d’année dernière, elles ont offert en moyenne un rendement équivalent à 2019 autour des 4%. Des disparités sont à noter selon les SCPI.
En effet, celles principalement investies dans les murs d’hôtel et de commerce de proximité ont davantage souffert des fermetures administratives. En revanche, les SCPI investies dans la logistique ou le secteur de la santé ont généré des rendements élevés. Même chose quant à la situation géographique, les SCPI dites régionales ont mieux résisté que celles exposées sur la région Île-de-France.
Cette diversité de la pierre papier réside aussi dans les objectifs patrimoniaux du souscripteur.
En plus des SCPI de rendement, il existe des SCPI fiscales. Elles s’adressent en priorité aux foyers fortement imposés. Ces SCPI fiscales répliquent des lois de défiscalisation et d’incitation à l’investissement locatif telles que le Pinel, le Malraux ou encore le Denormandie. Ces SCPI à capital fixe sont ouvertes à la souscription sur une période donnée et sont généralement liquidées au bout de 15 ans. Pour bénéficier pleinement du dispositif, il est déconseillé de sortir avant le terme. Ainsi, le souscripteur doit s’assurer qu’il est en mesure d’immobiliser ses fonds sur une période longue.

Louis Legasse
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Expert patrimonial en activité depuis 10 ans. Spécialisé en immobilier et produits financiers. (Master Banque/Finance à l'Université Panthéon Sorbonne).

CIF : E009507 Orias : 20009087