Faîtes fructifier votre épargne grâce à l’assurance vie
A la question « Pourquoi souscrire à une assurance vie ? », l’anticipation de la retraite est un argument intéressant. Pour rappel, le support d’épargne de l’assurance vie permet à l’épargnant de déposer son capital dans une enveloppe fiscale avantageuse et de rentabiliser son placement. Tout comme un contrat de capitalisation type, les primes versées sur l’assurance vie sont ensuite investies sur des supports d’investissement qui permettent à l’épargnant de toucher un rendement sur son placement et de faire ainsi fructifier son épargne.
Ces supports peuvent être des fonds en euros et/ou des unités de compte. Ce dernier apportera un taux de rendement plus élevé, néanmoins, il n’est pas garanti et peut aussi s’avérer plus risqué. Les fonds en euros sont quant à eux placés dans des poches obligataires (obligations souveraines et obligations corporate) et, bien que sécurisés et à capital garanti, sont en perte de souffle depuis que leur taux de rendement chute depuis quelques années (il tourne actuellement autour de 1%).
Aussi, afin de préparer votre retraite, nous vous recommandons de placer votre épargne sur des produits diversifiés avec une répartition entre fonds en euros et UC. Surtout, si vous la préparez bien en avance, l’investissement sur des fonds UC en actions est une stratégie très prometteuse sur le long terme, bien que plus risquée.
À mesure que votre retraite approche, nous vous recommandons d’augmenter la part de votre capital investi en fonds en euros et de diminuer, a contrario, la part réservée aux UC, cela vous permettra de préserver et de sécuriser votre capital et les plus-values réalisées.
Pour cela, vous pouvez mettre en place des arbitrages qui permettront d’automatiser cette évolution de répartition entre fonds en euros et unités de compte.
Des revenus réguliers grâce à l’assurance vie
Avec l’assurance vie, l’épargnant peut choisir de récupérer son capital de plusieurs manières :
- il peut effectuer un retrait total ;
- il peut effectuer un retrait partiel (qui peut être programmé) ;
- il peut opter pour des rachats programmés et réguliers.
Aussi, si vous souhaitez vous assurer que votre assureur vous verse des revenus réguliers afin de compléter vos revenus à la retraite, vous pouvez opter pour les rachats programmés ou la sortie en rente viagère.
Les rachats partiels programmés en assurance vie
Le contrat d’assurance vie propose au souscripteur la possibilité d’opter pour un rachat partiel programmé du contrat, ceci est une excellente façon pour le souscripteur de s’assurer un revenu périodique régulier à l’heure de sa retraite.
Le rachat partiel programmé est très similaire au rachat partiel puisqu’il consiste également à retirer une partie du capital épargné sur le support de l’assurance vie. La seule différence est qu’il est programmé, c’est-à-dire qu’il s’opère automatiquement, à la demande de l’assuré, sur une période et des sommes données. Il s’agit d’une option que l’épargnant peut décider d’interrompre à tout moment sans frais.
Les rachats partiels sont programmés par un accord entre assuré et assureur selon un échéancier précis. La fréquence des échéances, ainsi que le montant à racheter à chaque échéance, sont déterminés par l’assuré. Généralement, il peut choisir entre divers types d’échéance : mensuelle, trimestrielle, semestrielle, ou annuelle.
Cette option de gestion est proposée par tous les assureurs et vous pouvez en savoir plus sur ces modalités en vous référant aux Conditions Générales de votre contrat d’assurance vie. Généralement, le souscripteur peut souscrire à l’assurance vie avec et au rachat partiel à la signature du contrat ou en cours de contrat et cette option n’entraîne pas de frais spécifiques.
Toute opération de rachat d’un contrat d’assurance vie, qu’il soit partiel ou total, est soumise à la fiscalité. Néanmoins, seuls les intérêts seront soumis à taxation. Autrement dit, l’assiette taxable de votre rachat se calcule uniquement sur la part d’intérêts. Le taux de taxation dépend de la durée de vie de votre contrat et de son ancienneté, pour les versements effectués avant le 27 septembre 2017 :
- Si le contrat a moins de 4 ans : un prélèvement libératoire forfaitaire est appliqué au montant des plus-values acquises à un taux de 35 %.
- Si le contrat a entre 4 et 8 ans : un prélèvement libératoire forfaitaire est appliqué au montant des plus-values acquises à un taux de 15 %.
Pour les versements effectués depuis le 27 septembre 2017 c’est la flat tax qui s’applique à 30%.
- Si le contrat a plus de 8 ans : un prélèvement libératoire forfaitaire est appliqué au montant des plus-values acquises à un taux de 7.5 %. De plus, un abattement annuel de 4 600 € vous permettra d’opérer des retraits totalement exonérés d’impôt sur le revenu, néanmoins assujettis aux prélèvements sociaux.
Note : pour en savoir plus sur la fiscalité appliquée aux rachats, consultez La fiscalité de l'assurance vie en cas de rachat.
La rente viagère en assurance vie
Une autre façon pour le souscripteur de s’assurer un revenu périodique régulier est d’opter pour une sortie en rente dite viagère de son contrat d’assurance vie.
La sortie en rente viagère permet à l’épargnant de transformer son capital en un revenu garanti et régulier, et ce, jusqu’à son décès. C’est donc un mode de sortie très adapté à la retraite puisqu’il donne des versements fixes et vous garantit des revenus réguliers jusqu’à la fin de votre vie.
Les versements, qui prennent donc fin au décès de l’assuré, sont établis sur une périodicité définie à l’avance, celle-ci peut être sur une échéance mensuelle, trimestrielle, semestrielle, ou annuelle. Généralement, la rente est calculée en fonction du montant du capital existant sur le contrat d’assurance vie et de l’âge de l’assuré lors de la transformation du capital en rente.
Toutefois, à la différence des rachats programmés qui sont d’ordre temporaire et peuvent être annulés, les versements de la rente viagère courent jusqu’au décès de l’assuré et sont d’ordre définitif. En effet, il s’agit d’un choix irréversible puisqu’une fois que le souscripteur a conclu avec son assureur de transformer son capital en rente, il ne peut revenir sur sa décision.
De plus, la sortie en rente viagère impose que l’épargne accumulée sur le contrat d’assurance vie ne peut être transmise à nul autre que le rentier désigné (le souscripteur). Dès lors, les héritiers de l’assuré n’y ont donc pas droit.
En matière d’imposition, une fraction de la rente est soumise à l’impôt sur le revenu. Cette fraction varie selon l’âge du souscripteur au moment du déclenchement de la rente. Elle est fixée de la manière suivante :
- 70 % si vous êtes âgé de moins de 50 ans ;
- 50 % si vous êtes âgé de 50 à 59 ans ;
- 40 % si vous êtes âgé de 60 à 69 ans ;
- 30 % si vous êtes âgé de plus de 69 ans.
Cette fraction imposable reste fixe tout au long de la rente. Aussi, il est donc plus intéressant d’entrer en jouissance de la rente après 69 ans.